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Silverback SilverRider : ce gravel remplace la suspension par un cadre en S

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Silverback SilverRider : ce gravel remplace la suspension par un cadre en S

Silverback SilverRider, vélo gravel au cadre en S

Un cadre de gravel sans tube de selle qui descend jusqu'au pédalier, ça se remarque. C'est pourtant le pari du constructeur allemand Silverback avec son nouveau SilverRider, présenté le 21 juillet 2026 : au lieu d'une suspension mécanique, la marque mise sur une géométrie repensée pour laisser le cadre lui-même absorber les chocs. Premiers vélos attendus fin août, en quantités limitées.

Comment fonctionne ce cadre "sans" tube de selle

Sur un cadre de gravel classique, le tube de selle part du boîtier de pédalier et monte tout droit jusqu'à la selle, en contact direct avec le tube diagonal. Silverback casse cette continuité : sur le SilverRider, le tube de selle est détaché de cette structure et vient se fixer, en hauteur, sur une pièce boulonnée séparément. Le constructeur appelle ce montage "S-Tec" — le nom vient de la silhouette en forme de S que dessine le cadre vu de profil, difficile à confondre avec autre chose une fois qu'on l'a repérée.

L'idée derrière ce montage : en désolidarisant le point d'ancrage de la selle du reste du triangle avant, la zone travaille un peu comme un ressort et absorbe une partie des irrégularités de la route avant qu'elles ne remontent jusqu'au cycliste. Associée à des pneus plus larges et à un cadre légèrement plus bas que la moyenne, cette construction viserait à limiter la fatigue sur les longues sorties sans passer par une suspension arrière classique, plus lourde et plus complexe à entretenir.

Silverback ne part pas de zéro sur ce principe : la même architecture en S équipait déjà, depuis juin 2026, deux VTT électriques de la marque (les SilverRider MTB+ et FAT, motorisation Shimano EP801, batterie 820 Wh, à partir de 4 299 €). Le gravel est donc la déclinaison "route et chemins" d'un pari déjà engagé sur le tout-terrain électrique.

Détail de la jonction du tube de selle sur le cadre S-Tec du Silverback SilverRider

Un modèle d'entrée à 1 499 €, et des versions pensées pour rouler tous les jours

La gamme se décline en trois niveaux d'équipement, tous bâtis sur le même cadre S-Tec et les mêmes pneus de 50 mm de section. Le point commun aux trois : freins à disque hydrauliques et tige de selle télescopique de série, plutôt inhabituel sur un gravel d'entrée de gamme. Le ticket d'entrée se situe à 1 499 € pour la version la plus dépouillée ; les configurations supérieures ajoutent garde-boue, porte-bagages et béquille, clairement destinées à un usage utilitaire — vélotaf ou voyage à vélo — plutôt qu'à la seule compétition.

Six tailles couvrent une plage assez large, de XS (1,44 à 1,59 m) à XXL (jusqu'à 1,95 m). Un chiffre reste identique sur toute la gamme : la longueur des bases arrière, fixée à 435 mm quelle que soit la taille du cadre. Sur un petit ou moyen gabarit, ça ne change pas grand-chose. Sur les tailles XL et XXL en revanche, une base aussi courte peut donner une sensation moins posée à haute vitesse qu'un vélo dont les cotes évoluent avec la taille — un point à surveiller à l'essai si vous dépassez 1,83 m.

Fabrication européenne et argument écologique

Silverback insiste sur trois choix industriels pour limiter l'empreinte du SilverRider : un alliage d'aluminium intégrant une part de matière recyclée, une production réalisée en petites séries en Europe plutôt que délocalisée, et une finition sans autocollants — les logos sont gravés au laser directement sur le cadre. La contrepartie de cette production locale et limitée : des volumes forcément restreints, avec un risque réel de rupture de stock dès le premier lot.

Notre avis, avant tout essai

Sur le papier, chercher à filtrer les vibrations en travaillant la géométrie du cadre plutôt qu'en ajoutant une suspension n'a rien d'absurde — d'autres constructeurs explorent des pistes voisines, jusqu'au gravel intégralement suspendu chez certaines marques. Mais aucun média, français ou étranger, n'a pour l'instant pu confirmer ces promesses de confort sur un vrai parcours prolongé : tous les retours publiés à ce jour reposent sur la présentation du fabricant, pas sur un essai indépendant. Le cadre en S a le mérite de sortir du lot visuellement ; reste à savoir s'il change vraiment la donne une fois sur le gravier, ou si l'essentiel du bénéfice tient surtout aux pneus plus larges qui l'accompagnent.

Aucun revendeur français n'est confirmé à l'heure où on publie cet article, et la petite série annoncée laisse penser qu'une partie du premier lot pourrait partir avant même d'être proposée sur le marché francophone. On mettra à jour cette page dès qu'on en saura plus sur sa disponibilité en France.

Questions fréquentes

Quel est le prix du Silverback SilverRider ?

La version d'entrée de gamme démarre à 1 499 €. Les versions équipées pour un usage quotidien (garde-boue, porte-bagages, béquille) n'ont pas de tarif précis communiqué au moment de la publication.

Le Silverback SilverRider est-il adapté au vélotaf ?

Certaines configurations sont pensées pour un usage utilitaire, avec garde-boue et porte-bagages inclus. Reste à confirmer sa disponibilité effective sur le marché français avant de le considérer comme une option réaliste pour un vélotaf au quotidien.

Où acheter le Silverback SilverRider en France ?

Aucun distributeur français n'est confirmé à ce jour. Silverback est un constructeur allemand qui produit en petites séries, ce qui limite mécaniquement les volumes disponibles dès le lancement.

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